GROG EN VRAI – ROVER #2 – Queen Of The Fools
GROG | 27 avril 2012LE GROGSTORE // GROG EN VRAI – ROVER #2 – Queen Of The Fools
Le GROG EN VRAI est un programme de captations de concert réalisé par le GROGSTORE. Parce qu’il n’y a pas que les délires verbaux de Grog qui comptent, dès que l’occasion lui est permis, notre héros et son équipe de fiers cadreurs s’incrustent dans les salles pour ramener des prestations du nectar de ses artistes préférés. Beaucoup se pose cette question : « Bon sang de bois, Rover, Rover, Rover… Mais qu’est-ce qu’ils ont tous avec ce Rover ? Y a que Picsou Magazine et Playboy qui ne l’ont pas interviewé ! ». En effet, des couloirs du métropolitain jusqu’aux pages url du GROGSTORE, difficile de rater le faciès sévère du songwriter globe-trotter, ogre de mots en entretien et implacable performer dès qu’il s’agit d’exercer son art. 
De Timothée Regnier à l’état sauvage, on ne pouvait voir que des sessions acoustiques qui, non sans un certain charme, menaçaient de redondance à force de nous le dépeindre en chanteur charmeur et romantique derrière ses Ray-Bans lustrées et ses mèches rococo. Le Grog et ses groguettes ont résolu le problème en saisissant les meilleurs moments de son concert à la Maroquinerie, cruciale étape où Rover, devenu groupe rutilant, déploya une maestria et une puissance prometteuse pour la tournée qui s’annonce.
Grog ayant chanté les louanges de « Queen Of The Fools » dans la chronique qu’il avait consacrée à l’alboum de Rover, il était inéluctable que notre bavard blogueur choisisse cette gargantuesque interprétation donnée à la Maroquinerie pour poursuivre ce GROG EN VRAI. Vénéneuse scie aux arrangements discrètement baroques sur cédé, « Queen Of The Fools » se métamorphose ici en tournerie impitoyable, Mr Regnier déployant toute sa théâtralité pour en sublimer le potentiel émotionnel. Montagnes russes vocales, basse pincée à la Melody Nelson, Wurlitzer poisseux, batterie moelleuse, notre héros étire sa création à plaisir jusqu’à l’orgasmique explosion finale, boucan heavy de tous les diables. On salut le bon goût des lumières (et on n’y est pour rien).






