LE GROG, C’EST MAINTENANT
GROG | 12 mars 2012Grogueurs, grogueuses,
Ca biche ? Les oiseaux chantent, le soleil brille et bientôt les jupes vont raccourcir. Dans une semaine, le printemps, et si on ne peut pas encore chanter « la crise est finie » en galopant sur les pavés de la Butte en jetant des glaïeuls sur les touristes, c’est déjà ça de pris. Avant de rire, contentons-nous de sourire.
Parce que tout n’est pas perdu, le GROGSTORE consacre cette semaine à l’espoir et à la bonne humeur. Une courte sélection, mais du nectar. Impossible d’y couper, et ce n’est pas avec Grog que vous allez y échapper, Bruce Springsteen vient de sortir son 17ème alboum. Conclusion d’une décennie prolifique, Wrecking Ball sonne comme le bilan du regain de créativité du boss, dix ans après le réveil provoqué par les attentats du 11 Septembre, cristallisé par The Rising. Vieux grigou toujours vigoureux, Springsteen tente cette fois encore de diluer sa verve professorale dans un écrin se cherchant une nouvelle modernité, leitmotiv créatif incessant de l’ère post-Born in USA. Focalisé sur les victimes de la crise financière et, encore et toujours, les déçus du rêve américain, ça ne marche pas à tous les coups, engoncé dans ses propres tics, comme si le recul était inatteignable chez Bruce Spingsteen. Artiste réfléchi et réflectif, prisonnier de sa propre création et de la portée littéraire et narrative qu’il s’est imposé depuis le début de sa carrière, le baroudeur du New Jersey s’alourdit et ne sait comment évoluer, arrivant à un point où l’on sait déjà ce qu’on va entendre rien qu’en regardant la pochette d’un de ses disques. Une trop grande transparence apparente que nous tenterons de tirer au clair.
Et puis, l’une des grandes claques de cette année, ce premier disque du jeune Michael Kiwanuka, Home Again, qui n’a eu de cesse d’exciter les mélomanes à grand coup d’EPs depuis quelques mois. Sur son passage au long format, la surprise n’est certes plus de mise, mais difficile de ne pas pencher nos esgourdes sur cet héritier de Bill Withers (fait rare pour être signalé), maniant avec fluidité et grâce le jazz-soul du Van Morrison période Moodance, une sorte de petit Ray Lamontagne plus que prometteur.
On a rencontré Dawes quelques heures avant leur passage à la Flèche d’Or, un premier concert à Paris dont le dénouement fut d’une bien étrange cocasserie. En tentant de déguster les spécialités de la Porte de Bagnolet, trois membres sur 4 ont été victime de la tourista parisienne. On a filmé tout ça. Mais avant la diffusion des vidéos qui feront l’objet d’un prochain GROG EN VRAI s’annonçant épique, vous aurez droit à notre entretien avec la bande de Los Angeles, sympathiques en diable.
Et enfin, certains d’entre-vous ne l’auront pas loupé, Revolver nous revienne ce jour avec Let Go, un deuxième alboum aux saveurs californiennes. En concert ce soir, en direct sur Dailymotion à partir de 21h, les prochaines semaines du GROGSTORE seront animées par le trio parisien. Si vous ne le croyez pas, surveillez les prochains GROG&CO !
Bien à vous, et gardez la pêche,
GROG







