Un Grog vaut mieux que deux tu l’auras
GROG | 17 octobre 2011Grogueurs, grogueuses,
Ca biche ? Rôti à la sauce grand veneur ? Aux girolles et au Madère ? En ces temps de voix autotunées, rien ne vaut un retour à l’essentiel, des bons petits plats, de la bonne tambouille. Le GROGSTORE n’est rien d’autres que cela : le bouiboui aux bons produits, exigeant sur le choix de ses fournisseurs, qui n’a pas pignon sur rue mais réputés chez les gens de bon goût. Cette semaine, les carottes seront cuites. Promis.
Donc, au programme, que des artistes aux petits oignons, sans additifs ni conservateurs, élevés au grain de la voix non-trafiquée et de la découpe sur Pro-tools interdite. Que du one shot, du vrai, du pur, de la carabistouille et du bilboquet. Et du vrai, vous en aurez avec le GROGENVRAI, nouvelle rubrique concoctée pour les blasés de la prose ampoulée. Cette fois, à bas les mots, place aux vidéos. Dans le GROGENVRAI, Grog, entouré de son équipe de cadreurs tout terrain, propose des captations de concert de ses artistes favoris, pour de vrai. Ainsi, cette semaine, en post-scriptum de leur interview, les caméras du GROGSTORE visent The War on Drugs au Point Ephémère, avec une première chanson extraite de Slave Ambient, l’un des disques intenses de 2011.
De la voix non-trafiquée, Claire Denamur ne se prive pas de le démontrer dans son deuxième album, Vagadonde, tentative singulière de réaliser une country-folk austère et rigoureuse dans la langue de Jean Lefebvre, visiblement traumatisée par les disques tardifs de Johnny Cash produit par Rick Rubin, et autres références érudites. Rare sont les disques français à être si peu aimable en cette saison, malgré le faciès encore juvénile de la jeune fille. Si nous ne sommes qu’en partie convaincu par la réussite de cette entreprise, la démarche se vaut d’être applaudie et disséquée, car rare sont les artistes français de la jeune génération se pencher sur le sujet, quand tout un chacun se pignole sur le punk ou le garage, quand il ne s’agit pas de Taxi Girl. Obnubilée par les grands espaces, le bourbon, les bottines, les bananes et reprenant Canned Heat de belle manière en concert, il n’en a pas fallu plus pour intriguer Grog et Lire la suite »







