Si tu ne viens pas à GROG, GROG viendra à toi !
GROG | 20 février 2012Grogueurs, grogueuses,
Ca biche ? Comme dirait l’adage : « Encore un jour qui commence, et Dieu sait ce qui nous arrivera ». Ceci dit, au GROGSTORE, point d’improvisation : si retards et annulations de chroniques seront à prévoir, on sait où on met les pieds.
Petite semaine donc, où l’on aura le temps de s’intéresser au deuxième album de Chairlift, trio devenu duo, apparu en 2006, et collègues de bourres de MGMT au milieu de la jeune scène psychédélico-pop-minitel. Réservés aux happy-fews et aux cours d’aérobics, Grog avait totalement ignoré leur premier opus, Does You Inspire (2008), et l’ignore toujours, avant de se prendre de plein fouet ce Something. Truffé de bruitages électros d’un goût aussi douteux que les meilleurs moments d’Human League, pourtant incapables d’occulter ses mélodies pop aux harmonies sophistiquées, Chairlift vient de livrer un second essai remarquable, aux singles aussi imparables que « Amanaemonesia » et « I Belong in Yours Arms ». Cliché du groupe hype bientôt sur vos défilés de mode, avec leur look d’étudiants en art appliqué, Chairlift possède pourtant les arguments pour convertir Grog à la danse moderne et les expositions de peinture cubiste. A ranger dans la catégorie plaisir coupable, de quoi tenir jusqu’à la fin de l’hiver.
Toujours dans les plaisirs coupables, d’un autre genre, on va se prendre en pleine poire les hurluberlus de Foxy Shazam, improbable gang de fous furieux sortant un quatrième disque absolument crétin et jouissif, The Church of Rock’n’roll. Le titre parle de lui-même et le contenu repousse jusqu’au limite de la débilité dans ce pastiche d’hard-rock moule-poutre, putassier et franchement réussi dans son genre. La dernière fois qu’on avait entendu un truc pareil date du premier alboum de The Darkness, Permission to Land (2003). Ah ben, tiens, v’làtipas que leur chanteur, Justin Hawkins, a produit ce nouveau bousin. On va se régaler.
Voilà, voilà, une semaine frugale, compte tenu de ce qui vous attend dans les jours qui viennent…
En attendant, bonne lecture,
Bien à vous,
GROG







