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GROG | 9 janvier 2012Grogueurs, grogueuses
Ca biche ? Bonne année, bonne année… Ouais, ouais, c’est ça. On en reparlera l’année prochaine. Passant outre les menaces obscurantistes fomentées par une horde de fanatiques pro-guatémaltèques vouant un culte insensé aux aventures de Tintin et le Temple du Soleil, ne respectant même pas les sans-culottides du calendrier révolutionnaire, et encore moins napoléonien, qui, on le sait bien au XXIème siècle, ne néglige en aucun cas le solstice d’été, le GROGSTORE se relève et se dresse face à la fin du monde imminente. Bunker de la tourmente, votre webzine/blog/site/cuisse de poulet préféré(e) emmagasine les cédés, les dévédés, les livres, les espèces les plus rares et les plus variées, tel une Arche de Noé des temps modernes, s’apprêtant à faire face au prochain déluge qui engloutira le treizième arrondissement, car, ma bonne dame, y a plus de saisons. Paré à la survie malgré sa sciatique, Grog vous ouvre ses portes et vous promet une vie longue à s’en mettre plein les cages à miel jusqu’au jour tant attendu, celui de la grande révélation : le jour où les poules auront des dents, ultime interrogation, garant de l’unification indéfectible des francs-maçons de par le monde.
En attendant un tel dénouement, l’année 2012 commence par les retardataires de 2011, une fois n’est pas coutume, où des petites merveilles se glissent entre les boules et la farce, au risque de passer inaperçu. Avant que les machines à sous des maisons de disque ne se remettent en branle, deux petites choses ont attiré notre attention pour commencer l’année du bon pied plat. En un, le nouvel album de Patrick Sweany, That Old Southern Drag, que vous n’attendiez pas, et nous non plus, du blues qui groove teinté de soul, porté par une voix absolument épatante, croisement entre Van Morrison et Chris Robinson, donc plus appréciable que ses collègues d’Akron, les Black Keys (ses premiers disques produits par Dan Auerbach). En deux, rien à voir, avec Lone Shark, épatant deuxième alboum (ah, ça y est, je l’ai dit) du duo new yorkais, The Doppelgangaz, rare exemple d’album hip-hop qui fleure bon l’émulation jazz et soul anxiogène et vieille école des années 90, donnant envie au Grog de laisser tourner sur sa platine élitiste et, avouons-le, parfois monopolisée par Julien Clerc.
Et, pour les rares à avoir grogué pendant les fêtes, on retrouvera la suite du GROG EN VRAI consacré à Florent Marchet, qui nous livre un nouvel extrait de son spectacle de Noël, à l’occasion de la sortie de Noel’s Songs, interprété au Café de la Danse en décembre dernier.
Bien à vous et n’oubliez pas de vous groguer !
GROG







