Laisse pas trainer ton GROG, si tu veux pas qu’il glisse…
GROG | 14 novembre 2011Grogueurs, grogueuses,
Ca biche ? Ou ça buche ? En cette période d’incertitude, de taux d’emprunts et de questionnements spirituels, le GROGSTORE va et vient. Insaisissable blog terriblement menacé par la hype, serait-ce cette implacable épée de Damoclès pointant le bout de sa lame qui ferait raccourcir les cheveux du Grog ? C’est grave docteur ? Comme tout un chacun le sait, avec la chute des températures, avoir les oreilles trop dégagées peut entrainer un rhume. Voir pire, la grippe ! Oui, chers grogueurs et non moins grogueuses. Cela voudrait-il dire qu’en l’état, lire le GROGSTORE préserverait du froid ? Que la prose fugace du Grog réchaufferait le cœur de toutes les bonnes sœurs et bien plus encore ? Cette semaine est une nouvelle avancée dans l’ère de votre blog préféré : le GROGSTORE remplace tous les antibiotiques. Si tu es malade et que tu es cloitré(e) chez toi, reclu(e) dans ton lit, que tu ne peux plus échanger le moindre mot avec tes congénères, une seule solution, suivre le programme hautement recommandé par Grog, dit « la bouilloire » dans les milieux branchés, ou « le blogueur qui se boit », d’après les pharmaciens les plus distingués.
Pour enrailler toute crise de hype, on mettra à l’honneur le dernier album de Julien Clerc, l’un des grands mélodistes de la chanson française déjà mis à l’honneur dans ces pages. Avec Fou, peut-être, il se fait mettre la tête au carré par Philippe Uminsky, bien loin des égarements de ces dernières années. Pas feignant le Juju, il livre un disque de pop ultra-classe dont les instrumentations symphoniques, attrait commercial avoué en préparation de la prochaine tournée, n’entament en rien l’esprit pop et boisé de ce recueil gorgé de mignonnes mélodies, malgré quelques bêtises. Le genre de cru que l’on se doit d’attendre d’un incontournable de la variété française.
Toujours chez les Gaulois, la GROGOTHEQUE profite de la gargantuesque intégrale d’Eddy Mitchell pour se pencher sur un de ses disques méconnus mais ô combien passionnant, symbole de sa fameuse traversée du désert au début des années 70. Dans le colimateur, Zig-zag, album complètement louf, ressemble à un bric-à-brac ambitieux, bordélique aux arrangements sous acide, où Schmoll se voit accompagner par Zoo et Magma, formations marquantes du rock progressif français.
Acide ? Voilà un produit qu’ont dû utiliser les deux cerveaux de Death in Vegas lors de la conception de leur cinquième opus, Trans-Love Energies. Si le dernier en date, Satan’s Circus, nous avait laissé perplexe, perdus dans ses longues plages de krautrock inaudibles, ce nouveau trip permet au duo londonien de remettre un tigre dans leur moteur.
Et pour la suite, on verra !
Bien à vous,
GROG







