AUTANT EN EMPORTE LE GROG
GROG | 24 octobre 2011Grogueurs, grogueuses,
Ca biche ? Cette dernière semaine du mois d’octobre est cruciale. Non pas qu’elle recèle d’excellents disques, et Grog ne sait plus à quel sein se vouer, mais que nous l’entamons par le 151ème article. Diantre que c’est énorme pour un seul homme. Au sommet de cette tour de Babel numérique bâtie il y a douze mois et quelques clafoutis, le Grog se tient triomphant tel un assesseur pendant une élection en Tunisie. Les cédés coulent à flot, se démultipliant avec autant d’assiduité que des candidats à une élection présidentielle quand vient l’automne.
Parmi les dingueries que le Grog va s’atteler à démanteler, on se penchera sur M83 et son double album Hurry Up, We’re Dreaming, prouvant que la vivacité de la scène électro-noisy-pop-chewing-gumoskate-board-eighties venue d’Antibes n’est plus à démontrer.
Fin du mois oblige, la GROGOTHEQUE se met à l’heure des rééditions. Après de longues déambulations dans les rayons des meilleurs magasins à boule à facettes afin de trouver la manière la plus judicieuse de grever son allocation chômage, Grog arrête son choix du mois sur deux artistes, avec de l’inédit sublime. D’un côté, les amateurs de la soul psychédélique des Temptations devraient se régaler puisque The Undisputed Truth monopoliseront notre attention avec Method to the Madness (1976), premier de leurs deux derniers albums publiés chez Warner, sortant enfin en CD sur le label Wounded Bird. Ce groupe créé par le mythique producteur Norman Whitefield (responsable de « Papa was a Rolling Stone », entre autre) propose alors une soul cosmique de plus en plus portée sur le disco. Irrésistible. De l’autre, Sundazed n’arrête pas de ravir les mélomanes en s’attaquant à une série de rééditions concernant Gene Clark, membre fondateur des Byrds s’il en est. Parmi cette flopée de merveilles réalisées en solitaire par ce sublime chanteur à la voix d’ange, on se passionne pour Roadmaster (1972), enfin dépoussiéré et récuré, bref remasterisé. Intercalé entre les deux chefs d’œuvre que sont White Lightet et son crépusculaire country-rock (présent aussi dans cette série) et le baroque No Other, Roadmaster est enchantement de tous les instants, où l’on y entend la crème de la scène West Coast californienne du début des années 70 jouant sur des chansons lumineuses et apaisantes : des Byrds originaux dans leur totalité au guitariste Clarence White, Bernie Leadon des Eagles ainsi que le divin clavier Spooner Oldham. On sera bien.
Mais avant tout cela, les mirettes vont être autant chouchoutées que les esgourdes, il ne faut pas faire de jaloux, avec le GROGENVRAI et le deuxième extrait du concert de The War on Drugs au Point Ephémère.
« Régalade de chez régalade », telle est la devise de la semaine au GROGSTORE.
Bien à vous,
GROG







