LE GROGSTORE

Le blog musical qui ne sait pas si le blanchissement d'argent existe
  • rss
  • Accueil
  • CONTACT
  • SLOGANS
  • GROG-TOI !

LE GROGSTORE DEVOILE SON PATRIMOINE

GROG | 15 avril 2013

Depeche Grog

Grogueurs, grogueuses,

Ca biche ? A cette heure avancée de la journée, profitant du retour du beau temps, le Grog dévoile son patrimoine, dans une logique citoyenne consistant à répondre au besoin de transparence nécessaire en ces temps troublés.

Donc, voici la liste de ce que le Grogstore renferme, nous tâcherons d’être le plus complet possible :

-      Un logement de type studio, 19,5 m2 de superficie à Place d’Italie, pour un loyer de 550€, charges non comprises, tout électrique, mal isolé (on a froid et on peut entendre certaines activités extra-professionnelles de sa voisine par après-midi calme). Situé au dessus des fourneaux d’une excellente boulangerie avenue des Gobelins. Vue imprenable sur les voisins d’en face.

-       Un lave-linge Proline Logic blanc (encore aucune inondations, croisons les doigts).

-       Un lit mezzanine avec matelas récupéré sur un vieux clic-clac, responsable de douleurs permanentes au dos.

-       Un canapé en bois, responsable de douleurs récurrentes aux lombaires.

-       Un téléviseur TOSHIBA à tube cathodique, uniquement en péritel.

-       Un meuble en bois avec deux traces laissées par un mug à café brûlant.

-       Un mug à café avec mon prénom dessus (mon prénom n’est pas vraiment « Grog », hein).

-       Deux rideaux marrons.

-       Deux serres-rideaux (c’est ça le terme ?) en forme de soleil, écru.

-       Une tringle en bois.

-       Un store bon marché (trop) en plastique, cassé.

-       Une planche à repasser décousue aux motifs fleuris.

-       Un étendoir blanc (mais pliable), avec des bouts en plastique bleu.

-       Une ventouse (en fait deux, j’en ai retrouvé une laissée par l’ancien locataire, au fond d’un placard, le seul de l’appartement d’ailleurs, trois ans après).

-       Un coupe-ongle.

-       Une lampe IKEA, la grande tige avec la boule en toile au bout, trop haute par rapport au plafond, déchiquetée.

-       Une photo de Ringo Starr extrait de l’édition vinyle de l’Alboum Blanc, celle où il te regarde droit dans les yeux derrière ses mèches de cheveux.

-       Un Iphone 4 blanc dans son étui de cuir pour faire plus viril.

-       Une trousse Dr Martens (mais que fait-elle là celle-là ?).

-       Une paire de bottines en vachette (60€ chez GEMO), en réparation chez le cordonnier.

-       Une 106 Colorline essence, blanche, de 1997, plus de 120 000 km (bientôt le contrôle technique et je dois changer la courroie de distribution). On l’appelle « la Grogmobile » dans le milieu.

-       Un Imac acheté en 2009, Mac OS X version 10.5.8, 2,4 GHz Intel Core 2 Duo, 6 Go de RAM. Il s’appelle BOB et ses périphériques FireWire sont défaillants.

-       Une imprimante CANON noire, gourmande en encre.

-       5 disques durs externes, de toute forme,  de toute taille, de tout poids, de tout port.

-       Un tourne-disque Technic.

-       Un amplificateur Cambridge.

-       Deux lecteurs DVD, dont un sert à écouter les Cds (bientôt à mettre à la poubelle).

-       Une photo de plateau noir et blanc de L’Aigle des Mers de Michael Curtiz (grand film).

-       Un poster Born To Run de Bruce Springsteen (obligatoire).

-       Une affiche d’Il était une fois l’Ouest (idem).

-       Une armoire IKEA noire à laquelle il manque une porte (ne jamais utiliser ce genre de meuble pour un tournage, ça se démonte facilement, mais pour le remonter, c’est une autre histoire).

-       Un radioréveil explosé (mais qui fait encore son office).

-       L’intégrale Gil Jourdan.

-       L’intégrale des Aventures de Spirou et Fantasio (dont une édition collector de QRN sur Bretzelburg).

-       Un peu plus de 2000 Compact Discs (peut-être plus, peut-être moins), dont deux albums d’Alizée, 27 de Johnny Hallyday, un triple Best-Of de Dick Rivers mais aucun de Metronomy et d’Alt-J.

-       Une centaine de vinyles (peut-être plus, peut-être moins).

-       Un peu plus de 1000 dévédés (peut-être plus, peut-être moins).

-       Un peu plus de 200 livres (vous avez compris le principe), dont l’intégrale John Dickson Carr, éditions du Masque (il me manque les tomes 2 et 3, et beaucoup d’autres). Je n’ai pas encore tout lu.

-       12 étagères (Papa, je vais en avoir d’une nouvelle, je pense).

-       Un chapeau de paille.

-       Une sacoche Eastpack noire, dont la sangle en plastique lâche à partir d’une certaine charge.

-       Des lunettes de vue rayées (les verres, pas la monture).

-       Des cheveux (très courts en ce moment).

-       Mais d’où sort ce stylo Donald ?

-       1500 cartes de visite du GROGSTORE.

-       Un téléphone, qui ne sert qu’à ça.

-       Une lampe de chevet avec de la pellicule autour.

-       Un blouson en cuir auquel on peut enlever la capuche. Je ne remercierai jamais assez l’abruti qui m’a mis des marques de Gaffer dans le dos. Les poches intérieures sont trouées.

-       Deux pyjamas (un gris, un bleu foncé).

En espérant que cet acte civique fasse des émules,

Bien à vous,

GROG

Commentaires
2 Commentaires »
Catégories
EDITO
Tags
déclaration de patrimoine, édito, Grog
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

SAISON 3

GROG | 4 mars 2013

GROG OF THRONES - SAISON 3

Grogueurs, grogueuses,

Depuis combien de temps n’aviez-vous pas entendu ces deux mots résonner du fond de vos tablettes ? Oh, ne dites rien, cela fait bien trop longtemps. A l’heure où l’industrie musicale accentue son effondrement au diapason de la crise globale, certains d’entrevous (les meilleurs) se disent : « mais où est donc passé Grog ? », « but where is Gwog ?? », « donde está Grrog ??? », « reviens Grog ! J’ai les mêmes à la maison ! ». Scotland Yard, Interpopol, même l’agence Duluc se sont mis sur le coup, parcourant les quatre coins du monde à la recherche du blogueur au grand cœur, des bidonvilles de Jakarta au grotte du Yéti dans les contreforts du Tibet, en passant par le Creusot.

A-t-il passé ces derniers mois sur un îlot du Pacifique, se ressourçant les esgourdes auprès de vahinés tentatrices, loin des turpitudes du monde occidentale (même si l’allocation chômage ne lui permet pas encore cela) ? A-t-il arpenté la campagne française en bus afin d’aller au contact de la populace, de sonder les grogueurs et grogueuses de tout chemin en vue d’un come-back sur la scène politique en 2017 ? S’est-il réfugié à Honfleur pour écrire ses mémoires avec trois bouteilles d’absinthe ou bien a-t-il été victime d’un kidnapping intergalactique ? Que nenni ! Si aucune de ces probabilités n’est écarté, rassurez-vous, le Grog est de retour pour une saison 3. Le cheveu toujours aussi fin, au diapason de ses goûts musicaux, notre héros persévère une fois plus dans son apologie de l’art mineure et compte bien vous passionner pour des artistes aussi peu hype que possible, toujours prêt à faire fuir les étudiants en architecture et autres community managers.

Bien à vous,

GROG

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
EDITO
Tags
david bowie, édito, grog of thrones
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

LA MEILLEURE FACON DE GROGUER

GROG | 4 juin 2012

Grogueurs, grogueuses,

 

Ca biche ? Malgré des livraisons espacées, le GROGSTORE continue de turbiner, de fouiner, de tripatouiller les petites merveilles que le Seigneur du disque est encore capable de nous envoyer. Les prochains jours verront débouler dans vos minitels de nouvelles interviews, de nouvelles chroniques de vieilleries dépoussiérées en compagnie de GIBERT-JOSEPH mais aussi de la bonne jeunesse, car il s’en passe des choses.

 

Bref, si vous ne voulez pas vous faire lobotomiser par le disque d’Alt-J, restez connecté au GROGSTORE, on arrive !

 

Bien à vous,

 

GROG

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
EDITO
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

REGARDE LES GROG TOMBER

GROG | 15 mai 2012

Grogueurs, grogueuses,

 

Ça biche ? Mais où était-il ? Que manigançait-il ? Que pensait-il ? Que mangeait-il ? Qu’épilait-il ? Autant d’insondables mystères, d’opaques supputations et de lugubres questionnements vampirisant vos esprits malades depuis quelques semaines…

 

D’abord, s’évapora Gérard Rinaldi, l’éternel Marc de Sophie, immortel interprète du « Chou Farci » et de « L’Apérobic », maître ès-accent berrychon des Charlots, puis Levon Helm, batteur prodige et chanteur poignant au cœur du Band, suivi d’Adam Yauch, un des trois cerveaux farfelus des Beastie Boys, et enfin, à la dernière minute, Donald « Duck » Dunn, bassiste, détenteur du groove originel de l’écurie Stax, celui qui te fait encore danser en 2012 dans tes playlists millésimées, membre des MG’s sans qui Booker T. n’aurait pas été aussi pertinent, Otis Redding et compagnie encore moins… Ça défile. Et puis quoi encore ?

 

Tapis dans l’ombre, loin de la récente jubilation gauchiste et des trépidantes excitations des beaux jours, raccourcissement de jupes et déboutonnages de chemises, le Grog regarde les idoles tomber. Un post sur fesse-bouc par-ci, une pensée lacrimale par-là, un haussement d’épaule au milieu, personne ne sait de quoiqu’on cause, la raison de ce désarroi comme privilège des esthètes et des fétichistes rétromaniaques. Touché par la chute des gloires passées qu’il n’aurait pas connu sans wikipédia, le mélomane sait que tous ces deuils marquent le début de la fin, les derniers soubresauts. On a tout vu, pas tout lu, presque tout entendu, et surtout bu, mais qu’arrivera-t-il après ? Quatre discrets piliers de la Pop avec un grand P disparaissent d’un coup de dépêches en html, et on s’en retournera toujours à nos compilations d’Amy Winehouse et autres imitations de Michael Jackson. Si ça passe encore pour Bambi, Maison-de-Vin témoigne de l’inversement des valeurs, et dans quelques années qui pleurera la disparition de personnages aussi fondamentaux que, au hasard, Warren Haynes ou Patterson Hood ? On commençait déjà à s’en foutre pour Elliot Smith, jusqu’à laisser ce pauvre Willy DeVille dans le caniveau … Si tu lis ces lignes, c’est que, toi aussi, tu sens comme un éternel pèlerin en terre païenne.

 

Bien qu’hagard et un brin déprimé par une actualité musicale peu exaltante, notre héros décide de mettre fin à cette diète forcée, prêt à rallumer la flamme de l’ébullition verbiale et de la dégustation auditive. Intéressons-nous à nos propres gloires éphémères, tant qu’ils en restent de compétentes. Grog continuera de faire le tri et de boire des coups.

 

Bien à vous,

 

Grog

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
EDITO
Tags
adam yauch, Beatsue Boys, Donald Duck Dun, édito, gérard rinaldi, Les Charlots, levon helm, Stax
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

LE FOND DU GROG EST FRAIS

GROG | 16 avril 2012

Grogueurs, grogueuses,

 

Ça biche ? Le revoici, le revoilà, pimpant et poupon, le Grog vaillant reprend les affaires là où il les avait laissées deux semaines auparavant. Revenu d’une tournée ubuesque au volant d’un camion pour conduire l’excellente fanfare funk brésilienne dénommée Orquestra Voadora (en concert une dernière fois à Paris aux Combustibles mardi soir avant de repartir au pays de Ricky Martin), le Saint Patron du Bon Goût qui n’engage que lui ressort son clavier de son sac de couchage pour une semaine s’annonçant épatante.

 

Sensation du moment dans toutes les gazettes de l’Univers, de Femme Actuelle à Picsou Magazine, il fallait bien que le GROGSTORE se penche sur le cas Alabama Shakes, fulgurante formation venue de l’état éponyme. Tout droit sorti d’un épisode de Glee, avec son p’tit guitariste simili Steve Cropper poinçonné par l’acné, son batteur en survêt’ Adadas, et sa chanteuse volcanique à l’embonpoint timide, cachée derrière ses grosses lunettes, le quatuor n’en exerce pas moins une soul sudiste musclée aux graines prometteuses. Pourtant, on ne peut s’empêcher de penser que nos jeunes amis ne soient allés trop vite en besogne pour pondre ce Boys & Girls poussif sur la longueur, passée la surprise du premier EP contenant des pépites telles qu’« Hold On ». Ceci dit, ces bémols ne nous ont pas empêché de partir à la rencontre de nos chérubins. Compte-rendu tantôt.

 

Entrepris déjà la semaine dernière, comme ont pu le remarqué les plus assidus d’entre-vous, cette semaine est bien sûr le rendez-vous des rééditions du mois en partenariat avec le magasin Gibert-Joseph. Après la ressortie du mythique premier alboum de The Sound sublimée par notre camarade Florence, on s’intéressera sur le retour de la vengeance de l’aventureux Game, Dames and Guitar Thangs, unique œuvre solitaire d’Eddie Hazel, grandiose guitariste de Funkadelic et Parliament, bouillante furie heavy funk perdue puis retrouvée puis reperdue, puis re-retrouvée en cet an de grâce 2012. Du gros P-funk baveux, un musicien sans qui les Red Hot n’auraient pas été les Chili Peppers et les Living pas Colour. Enfin, le top du top pour la fin avec un nouveau concert des Plimsouls sorti du grenier. Faisant suite à l’ultime One Night in America, puis au Live ! Beg, Borrow & Steal paru en 2010, Beach Town Confidential sonne d’ores et déjà comme le document définitif de la bande à Peter Case en liberté. Son fabuleux, interprétation parfaite : encore une fois, on a la preuve qu’au début des années 80, dans n’importe quel club ricain, les Plimsouls étaient le plus grand groupe du monde.

 

On en finira aussi avec me GROG EN VRAI consacré à Dawes, mais, surtout, restez connectés en fin de semaine, une surprise pourrait s’inviter dans le GROGSTORE.

 

Bien à vous,

 

GROG

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
EDITO
Tags
alabama shakes, dawes, eddie hazel, édito, gibert-joseph, rééditions, the plimsouls, the sound
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

IL FAIT TROP CHAUD POUR GROGUER

GROG | 27 mars 2012

Grogueurs, grogueuses,

 

Ça biche ? Mais oui, ça biche, ça buffle même. Le temps est compté pour le Grog, il sera donc bref. Si le soleil vient raccourcir nos paires de chaussettes, les minutes de groguage se réduisent à vue d’œil pour les prochaines semaines. Notre héros, obligé de retrouver ses habits d’être humain lambda pour nourrir femme et enfants, délivrera sa prose ampoulée à fréquence moins assidue que l’accoutumée, donc on va faire dans l’efficace. Absent dès jeudi jusqu’au 08 avril, la quinzaine venante, le Grog laisse quelques bêtises pour épancher votre soif de miel pour remplir vos cages à miel.

 

De un, vous retrouverez les premières images de la captation du concert du groupe Dawes, enregistré à la Flèche d’Or en février dernier. Amputé d’un membre victime de la tourista du 20ème arrondissement, la bande de Los Angeles a livré un concert définitif qui interpella les quelques pèlerins de l’Americana classe présents lors de cet événement.

 

A la veille de la sortie de son huitième alboum solo, A+E, nous avons rencontré Graham Coxon……………………………. . A la veille de la sortie de son huitième alboum solo, A+E, nous avons rencontré le guitariste de Blur (aaah d’accord). On verra ce que ça donne quand Grog s’entretient avec un héros.

 

Et enfin, toujours Revolver en résidence au GROGSTORE, pour la troisième sélection du GROG&CO dimanche.

 

Non, Grog ne vous laissera pas tomber.

 

Bien à vous,

 

GROG

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
EDITO
Tags
blur, dawes, édito, graham coxon, Grog, le grog de rio, revolver
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

LE GROG, C’EST MAINTENANT

GROG | 12 mars 2012

Grogueurs, grogueuses,

 

Ca biche ? Les oiseaux chantent, le soleil brille et bientôt les jupes vont raccourcir. Dans une semaine, le printemps, et si on ne peut pas encore chanter « la crise est finie » en galopant sur les pavés de la Butte en jetant des glaïeuls sur les touristes, c’est déjà ça de pris. Avant de rire, contentons-nous de sourire.

 

Parce que tout n’est pas perdu, le GROGSTORE consacre cette semaine à l’espoir et à la bonne humeur. Une courte sélection, mais du nectar. Impossible d’y couper, et ce n’est pas avec Grog que vous allez y échapper, Bruce Springsteen vient de sortir son 17ème alboum. Conclusion d’une décennie prolifique, Wrecking Ball sonne comme le bilan du regain de créativité du boss, dix ans après le réveil provoqué par les attentats du 11 Septembre, cristallisé par The Rising. Vieux grigou toujours vigoureux, Springsteen tente cette fois encore de diluer sa verve professorale dans un écrin se cherchant une nouvelle modernité, leitmotiv créatif incessant de l’ère post-Born in USA. Focalisé sur les victimes de la crise financière et, encore et toujours, les déçus du rêve américain, ça ne marche pas à tous les coups, engoncé dans ses propres tics, comme si le recul était inatteignable chez Bruce Spingsteen. Artiste réfléchi et réflectif, prisonnier de sa propre création et de la portée littéraire et narrative qu’il s’est imposé depuis le début de sa carrière, le baroudeur du New Jersey s’alourdit et ne sait comment évoluer, arrivant à un point où l’on sait déjà ce qu’on va entendre rien qu’en regardant la pochette d’un de ses disques. Une trop grande transparence apparente que nous tenterons de tirer au clair.

 

Et puis, l’une des grandes claques de cette année, ce premier disque du jeune Michael Kiwanuka, Home Again, qui n’a eu de cesse d’exciter les mélomanes à grand coup d’EPs depuis quelques mois. Sur son passage au long format, la surprise n’est certes plus de mise, mais difficile de ne pas pencher nos esgourdes sur cet héritier de Bill Withers (fait rare pour être signalé), maniant avec fluidité et grâce le jazz-soul du Van Morrison période Moodance, une sorte de petit Ray Lamontagne plus que prometteur.

 

On a rencontré Dawes quelques heures avant leur passage à la Flèche d’Or, un premier concert à Paris dont le dénouement fut d’une bien étrange cocasserie. En tentant de déguster les spécialités de la Porte de Bagnolet, trois membres sur 4 ont été victime de la tourista parisienne. On a filmé tout ça. Mais avant la diffusion des vidéos qui feront l’objet d’un prochain GROG EN VRAI s’annonçant épique, vous aurez droit à notre entretien avec la bande de Los Angeles, sympathiques en diable.

 

Et enfin, certains d’entre-vous ne l’auront pas loupé, Revolver nous revienne ce jour avec Let Go, un deuxième alboum aux saveurs californiennes. En concert ce soir, en direct sur Dailymotion à partir de 21h, les prochaines semaines du GROGSTORE seront animées par le trio parisien. Si vous ne le croyez pas, surveillez les prochains GROG&CO !

 

Bien à vous, et gardez la pêche,

 

GROG

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
EDITO
Tags
bruce springsteen, dawes, édito, home again, le grog c'est maintenant, michael kiwanuka, revolver, wrecking ball
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

LES GROGS LES PLUS TERRIBLES !

GROG | 5 mars 2012

Grogueurs, grogueuses,

 

Ca buffle ? Cette semaine, c’est la fête. Un grand merci aux Victoires de la Musique qui ont donné le ton aux prochains jours à venir. Grâce à un heureux hasard, ce week-end a mis à l’honneur la vieille garde de la chanson française encore vigoureuse, une nouvelle preuve qu’à l’époque où certains directeurs artistiques de grandes maisons de disque tentent de nous faire croire qu’on en a assez des carrières longues, ce sont toujours les darrons qui jouent aux banquiers. Alors profitons-en avant qu’ils n’aillent payer leurs impôts à l’étranger. N’ayez crainte, chers nostalgiques, le Baby Boom bande encore. Le GROGSTORE est on ne peut plus concerné par cette affaire car, puisque visiblement tout le monde préfère écouter nos bonnes vieilles chairs flétries (on est en droit d’intégrer les MILF de Brigitte dans le lot, entre les cernes de Benjamin Biolay et les bajoues de Jean-Louis Aubert), et que la jeunesse du pays tarde à se trouver une verve représentative digne de ce nom (et ce ne sont pas Skip The Use ou Cœur de Pirate qui vont aider au renouvellement des générations), autant écouter des vieilleries.

 

Voici donc une semaine spécial vieux, la semaine des rééditions du mois ! En ce début Mars, cette rubrique prend une autre tournure en célébrant le lancement d’un partenariat avec l’établissement GIBERT-JOSEPH de Paris, l’un des magasins à boules à facettes réussissant encore à garder le prestige et la noblesse du métier de disquaire à grande échelle, dont les rayonnages parviennent tant bien que mal à éviter la sensation de déambuler dans une usine. Fruit de plusieurs jours de conclave avec les vendeurs de la dite boutique, le Grog met à disposition sa verve pour présenter cette première sélection. Les quatre disques ayant attirés notre attention vont tenter de brasser plusieurs sensibilités et genres, tout en contentant les bourses les plus modestes.

 

Au programme, dans le désordre, une rareté du psyché-folk féminin des années 70, l’unique et raffiné alboum du duo Heaven & Earth, Refuge, qui ravira les amateurs de Laura Nyro et Linda Perhac. Oui, ça existe encore. Harmonies célestes, folk éthéré, et rythmiques funky teintées de jazz dans vos esgourdes, ça changera.

Amateur de toutes les productions forgées par l’équipe mythique du Muscle Shoals, Grog s’est inévitablement rué sur George Jackson – Don’t Count Me Out, The Fame Recordings Volume 1, compilation monumentale recensant les enregistrements inédits du compositeur sudiste de « Old Time Of Rock’n’roll » pour Bob Seger ou encore « Too Weak to Fight » par Clarence Carter. Le son est sublime, et tout ce que contient ce cédé rempli de soul rustique et irrésistible fait chavirer.

Parce qu’une bonne réédition ne date pas forcément de la préhistoire, on s’intéressera au premier album d’Imelda May, la « nouvelle bombe du rock » paraît-il, qui date de 2003. Car elle turbine la cousine. Rappelons que le fameux Love Tattoo, que tout le monde réclame en 2012, date déjà de 2008. Et avant ça, la donzelle promenait déjà ses pare-chocs dans les bouges irlandais, chanteuse de jazz (on cherche encore les bandes) pour muter vers le rock’n’roll que l’on connaît. No Turning Back en est le premier témoignage.

Enfin, difficile de passer à côté de la réédition du monument The Main Ingredient, deuxième et dernier disque du duo Pete Rock & C.L. Smooth. Les adorateurs de Mecca & The Soul Brother ne cessent de vanter les mérites de ce hip-hop de la côte Est, mêlant samples de jazz et de soul avec goût. Mythique. Tout comme ce que recèle le deuxième cédé de ce coffret, de la rareté qui ravira les collectionneurs.

 

Bien à vous,

 

GROG

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
EDITO
Tags
benjamin biolay, brigitte, édito, george jackson, gibert-joseph, heaven & earth, imelda may, les grogs les plus terribles, pete rock & cl smooth, rééditions, skip the use
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

L’EDITO TÊTE DE VEAU

GROG | 27 février 2012

Grogueurs, grogueuses,

 

Ca biche ? Encore une semaine juste énorme quoi. Non mais attends, si si. Quoi ? Tu ne connais pas encore le GROGSTORE ? Le blog trop kikoolol qui parle de la musique tellement en dehors des tendances, tellement drôle quoi. Les Inrocks, Télérama, Gonzaï, tu lis encore ça toi ? Mais le Grog, c’est trop tendance, trop hype. Il se moque de la hype, juste trop délire. C’est juste trop bien, hypra cool parce que c’est pas du tout ce qu’on peut écouter sur France Inter. C’est LE blog juste trop bien quoi. Parce qu’interviewer et filmer Dawes cette après-midi, Alabama Shakes demain, et Sharon Van Etten vendredi, c’est juste so 2012.

 

Et là, le premier alboum (parce qu’il dit « alboum », amazing) de Rover sort ce lundi. Ben, pour la peine, parce que Grog l’aime bien, cette semaine, il va y avoir une chronique du disque et un entretien avec le zigue (t’as vu, genre le vocabulaire style argot parigot, vive les guinguettes). Ben ouais, semaine juste ouf, pas le temps de faire d’autres articles !

 

Allez, tchatchao !

 

GROG

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
EDITO
Tags
alabama shakes, dawes, omar sharif, rover, sharon van etten, tête de veau, tiercé magazine
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Si tu ne viens pas à GROG, GROG viendra à toi !

GROG | 20 février 2012

Grogueurs, grogueuses,

 

Ca biche ? Comme dirait l’adage : « Encore un jour qui commence, et Dieu sait ce qui nous arrivera ». Ceci dit, au GROGSTORE, point d’improvisation : si retards et annulations de chroniques seront à prévoir, on sait où on met les pieds.

 

Petite semaine donc, où l’on aura le temps de s’intéresser au deuxième album de Chairlift, trio devenu duo, apparu en 2006, et collègues de bourres de MGMT au milieu de la jeune scène psychédélico-pop-minitel. Réservés aux happy-fews et aux cours d’aérobics, Grog avait totalement ignoré leur premier opus, Does You Inspire (2008), et l’ignore toujours, avant de se prendre de plein fouet ce Something. Truffé de bruitages électros d’un goût aussi douteux que les meilleurs moments d’Human League, pourtant incapables d’occulter ses mélodies pop aux harmonies sophistiquées, Chairlift vient de livrer un second essai remarquable, aux singles aussi imparables que « Amanaemonesia » et « I Belong in Yours Arms ». Cliché du groupe hype bientôt sur vos défilés de mode, avec leur look d’étudiants en art appliqué, Chairlift possède pourtant les arguments pour convertir Grog à la danse moderne et les expositions de peinture cubiste. A ranger dans la catégorie plaisir coupable, de quoi tenir jusqu’à la fin de l’hiver.

Toujours dans les plaisirs coupables, d’un autre genre, on va se prendre en pleine poire les hurluberlus de Foxy Shazam, improbable gang de fous furieux sortant un quatrième disque absolument crétin et jouissif, The Church of Rock’n’roll. Le titre parle de lui-même et le contenu repousse jusqu’au limite de la débilité dans ce pastiche d’hard-rock moule-poutre, putassier et franchement réussi dans son genre. La dernière fois qu’on avait entendu un truc pareil date du premier alboum de The Darkness, Permission to Land (2003). Ah ben, tiens, v’làtipas que leur chanteur, Justin Hawkins, a produit ce nouveau bousin. On va se régaler.

 

Voilà, voilà, une semaine frugale, compte tenu de ce qui vous attend dans les jours qui viennent…

 

En attendant, bonne lecture,

 

Bien à vous,

 

GROG

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
EDITO
Tags
chairlift, édito, foxy shazam
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

« Entrées Précédentes

Articles récents

  • GROG EN VRAI – BLIND DIGITAL CITIZEN #2 – Reykjavik 402
  • GROGALAMODE #62 : L’AVENTURE DES SHEEPDOGS
  • GROG EN VRAI – BLIND DIGITAL CITIZEN #1 – Ferme les yeux
  • LE GROGSTORE DEVOILE SON PATRIMOINE
  • LES AVENTURES DE GROG : The Besnard Lakes, de l’espoir dans les ténèbres

Nuage de Tags

Ambroise Willaume americana blues bruce springsteen captation Christophe Musset claire denamur concert country dawes florent marchet folk gibert-joseph Grog grogalamode grog en vrai grogenvrai grogoliste grogothèque hip hop interview Johnny Cash jonathan wilson Jérémie Arcache les aventures de Grog musique Mustang Mustang font des chansons new wave noel pop retro 2000 revolver rock rock français rover réédition rééditions soul The War on drugs timothée régnier vagabonde variété française vidéo édito

Recherche

RAYONNAGE

  • EDITO
  • GROG&CO
  • GROGALAMODE
  • GROGENVRAI
  • GROGOTHEQUE
  • GROGOUNDERGROUND
  • LES AVENTURES DE GROG
  • LES REEDITIONS DU MOIS


rss Flux rss des commentaires valid xhtml 1.1 design by jide powered by Wordpress get firefox